Avant propos - les chroniques de Simon Soul mundial Brasil

Publié par Olivier Monlouis [@monlouis72]

Avant propos - les chroniques de Simon Soul mundial Brasil
Signée Monsieur IOU

Signée Monsieur IOU

‘’Desordem e Progresso’’

Reporter occasionnel épris de justice social, Simon Soul assume et revendique ses idées progressistes. Il se définit lui-même comme un journaliste non aligné.

Convaincu que les gouvernements de gauche ‎élus démocratiquement en Amérique du Sud sont la cible d'une cabale médiatique orchestrée par le grand capital, qui vise à les faire apparaître aux yeux des Occidentaux comme des régimes populistes et liberticides, Simon Soul a décidé de se rendre au Brésil pour suivre la Coupe du Monde de football.

Ce n'est pas tant le sport qui l'intéresse, mais les raisons pour lesquelles des Brésiliens bénéficiaires des politiques de lutte contre les discriminations et la pauvreté portées par leur gouvernement, souhaitent l'échec de leur équipe nationale lors du Mondial, au risque d'emporter politiquement Dilma Roussef.

Simon Soul a choisi de poser ses bagages dans une favela de Rio pour comprendre les raisons d'un mouvement social, qui risque de ternir la grande fête du football planétaire que doit organiser le pays. C'est comme si les brésiliens avaient l'intention de se tirer une balle dans le pied avant le début de la compétition.

Il s'est installé dans la ''case d'hôte'' de la famille d'Adonaldo, un jeune étudiant noir qui est le benjamin d'une fratrie de 9 frères et soeurs élevés par leur mère, Maria-Dolores. Adonaldo est membre du mouvement de la Conscience Noire Brésilienne et fait partie de ceux qui dénoncent le coût de l'organisation de cette coupe du monde au détriment des politiques sociales.

Il estime que le footbal brésilien a trop longtemps été instrumentalisé  pour créer un discours national autour du mythe fondateur de la ‘’démocratie raciale‘’ chère à Gilberto Freyre, qui a  fait croire aux étrangers que son pays était un paradis qui tirait sa force de son métissage. Qui a pu croire que le racisme pouvait être cordial ?

Simon Soul prend conscience que cette brillante équipe du Brésil métissée emmenée par Pelée et sacrée championne du monde en 1970, à laquelle s’identifiaient tous les Caribéens, était en réalité la danseuse d’un régime dictatorial qui a su transformer le football en outil de propagande redoutable,  d’une portée planétaire.

Adonaldo invite Simon Soul à se pencher sur la place des Noirs dans l’Histoire du football brésilien, pour comprendre que le ‘’sport roi’’ n’a en rien contribué à promouvoir leur statut dans la société brésilienne et à combattre le racisme dont ils font encore l’objet. Desordem e progresso, c'est l'approche à travers laquelle Simon Soul entend décrypter, de l’intérieur, cette Coupe du Monde.

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Simon Soul prend conscience que cette brillante équipe du Brésil métissée emmenée par Pelée et sacrée championne du monde en 1970, à laquelle s’identifiaient tous les Caribéens, était en réalité la danseuse d’un régime dictatorial qui a su transformer le football en outil de propagande redoutable et d’une portée planétaire.

Un peu de musique avec Edu Krieger et sa chanson ‘’Disculpe, Neymar’’, érigé en hymne officiel des antimondialistes, ainsi qu’un article contextuel.

Expo photo d'americo mariano

 

 

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